L'agenda

Oûy, nos djouwans Othello
-- Le 02/10/2010 à 19:30 --

Gala de réouverture.
le samedi 2 octobre à 19h30 et dimanche 3 octobre à 14h30
Un évenement, un chef d'oeuvre en mémoire d'Eugène PETIHAN qui nous quitait il y a 20 ans.

Dans une mise en scène de Alex DEJARDIN.

Voici une pièce qui ne sort pas souvent des tiroirs. Peu de troupes de théâtre amateurs ont osé s’y attaquer : grande distribution, nombreuses exigences de costumes et de décors, mise en scène compliquée. C’est pourquoi, les trop rares fois où elle revient à l’affiche, Oûy, nos djouwans Othello d’Eugène Petithan constitue un évènement.

Certains thème ne sont qu’exceptionnellement traités sur la scène dialectale. Parmi ceux-ci, le théâtre lui-même, les comédiens qui se révèlent aux répétitions : c’est un sujet qui « n’accroche pas » … Les grand auteurs classiques, ceux XVIIe et XVIIIe siècles, passent difficilement la rampe : Shakespeare par exemple … Eugène Petihan relève le pari : il va montrer aux spectateurs une compagnie qui prépare puis représente Othello. Et le miracle s’opère, car l’auteur nous fait pénétrer dans un monde mystérieux, celui de l’identification de l’acteur à son personnage.

Othello est un drame de la jalousie : parce qu’il croit que sa fiancée Desdémone a donné son mouchoir à Cassio, Othello la tue. C’est ainsi l’aboutissement de la machination de lago… Et la trame de la pièce de Shakespeare va déteindre sue la réalité des comédiens qui la jouent : Piére est-il Othello ou lui-même ? Mélye sait-elle qu’elle n’est pas réellement Desdémone ? N’est-ce pas lago qui pousse Djåke à se servir de Camille Cassio ? On se surprend à penser aux théories du grand metteur en scène russe Stanislavski…

Que perçoit le public de tout cela ? Avant tout, il ressent les violentes passions qui déchirent les personnages, il entre dans leur subconscient, il assiste aux manipulations volontaires ou involontaires du metteur en scène… Œuvre de très haute facture, Oûy nos djouwans est aussi, par les sentiments qu’elle éveille, une pièce toute simple, qui émeut les spectateurs.

Le théâtre est un jeu que personne ne peut arrêter, un monde un peut fou qui n’obéit pas aux lois de la raison, un univers d’amour et de passion « Mins l’tèyåte, c’è-st-ine måssîte bièsse qui nos k’magne ; qwand i nos-a pris d’vins sès grawes, i n’a pus mwèyin d’ènnè v’ni foû. Il vike minme si nosse coûr èst broyî » !


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