Samedi 15 janvier 2011 à 14h 30 & 19h 30.
Dimanche 16 janvier à 14h 30.
Opérette de Joseph André.
Sous la direction musicale de Franck Philippe.
Il était une fois un petit village où le temps, pour reprendre l’expression du poète, avait suspendu son vol : jamais de décès, mais jamis de naissance non plus, et aucune animation si ce n’est le rare passage d’un train d’où il ne descend jamais personne. Un jour, pourtant, à la suite d’un incident, une jeune et riche américaine se retrouve à Tchanturlète - c’est le nom du village - et va faire battre le c½ur de Polite, le chef de gare.
Mais ces deux - là sont d’un monde trop différent pour pouvoir vivre toute vie ensemble, et leur début d’amourette aura comme heureuse conséquence de permettre à Polite et à Norine, une jeune fille de Tchanturlète, de s’avouer leur amour mutuel. Ainsi, pour la première fois depuis bien longtemps, le curé de » la paroisse pourra célébrer un mariage.
On le voit, cette opérette raconte une histoire charmante et émouvante, où Nèstine et Bolèye apportent la touche de gaieté nécessaire, elle garde une fraîcheur et une jeunesse exceptionnelle, et l’on éprouve toujours autant de plaisir à assister à l’éclosion d’un amour merveilleux.
Lorsque Joseph André a adapté « La Merlurette » de Camy-Renoult, il avait conscience de la valeur et de l’originalité de son travail. Ainsi, sur la couverture de la brochure, on peut lire les phrases suivantes :
« Une innovation dans l’art dramatique wallon. La première pièce dialoguée en wallon et en français. » « Le plus formidable succès enregistré dans les annales du théâtre patoisant ».
Cette dernière réflexion nous rappelle le temps où le théâtre, sans la concurrence de la télévision, était le délassement favori des foules, et, sins voleûr tchoûler so l’passé, i nos fåt tot l’minme bin dîre qui c’èsteût l’bon timps, qwand lès djins si rapoûlit turtos è ’nn’ såle di tèyåte, pus vite qui dè sîzer tot seû divant leû posse di télévûzion !
Une oeuvre d'une éternelle jeunesse.